Info-Ambioterra Avril 2020

En ce Jour de la terre et malgré cette période difficile, Ambioterra continue le combat pour protéger l’environnement, fondement essentiel à la santé humaine!

En ce jour de la Terre, Ambioterra en profite pour souligner l’importance du travail des groupes écologistes dans le monde pour protéger l’environnement et la santé humaine.  La protection de l’environnement n’est pas un luxe, c’est le pilier de tout système de santé publique puisque c’est la première ligne qui permet de prévenir bon nombre de maladies!  Pourtant tant le gouvernement du Canada que du Québec n’a attribué à leur ministère de l’environnement respectif qu’un maigre moins de 1% de leur budget annuel depuis les dix dernières années. 

Pourcentage du budget annuel des gouvernements attribué à leur ministère de l’environnement respectif


Sources : Secrétariat du Conseil du trésor du Québec ; Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada

Les premières connaissances que nous apprenons sur la biologie des êtres humains, c’est que pour survivre nous avons besoin d’eau, de nourriture et d’air.   En contaminant et en dégradant l’eau, le sol utilisé en agriculture et qui fournit nos aliments, l’air que nous respirons, nous augmentons donc sensiblement les risques à notre santé et les frais à notre système de santé publique. Il serait donc primordial d’intégrer la protection de l’environnement dans les orientations fondamentales de notre système de santé publique. 

Les groupes écologistes jouent un rôle social et sanitaire bien plus grand que la maigre reconnaissance que leur attribue l’État.  Il faut savoir qu’au Québec, contrairement au domaine de la santé, la majorité des groupes communautaires régionaux et locaux du domaine de l’environnement ne sont pas financés par l’État.  Ce sont souvent des bénévoles qui ont à cœur d’améliorer le bien-être de leur communauté et des autres espèces vivantes de notre belle planète, mais qui ne peuvent pas bénéficier des programmes de financement, car ils ne sont toujours pas reconnus par l’État.  La situation de pandémie actuelle est un bon exemple de l’impact à grande échelle que peuvent avoir les actions des groupes écologistes. Au cours des dernières semaines, plusieurs scientifiques ont expliqué les liens existants entre la destruction des milieux naturels, la commercialisation des espèces sauvages et la propagation de virus, tel que la COVID-19, à grande échelle (Shields, 2020).

Sans les perturbations humaines causées aux animaux sauvages et à leur environnement naturel (destruction d’habitats, manipulation, consommation), ces espèces ne rentreraient pas en contact avec l’être humain et les conditions favorables aux crises sanitaires comme celle que nous vivions présentement ne seraient pas créées. Plus précisément, les élevages intensifs et le trafic d’animaux sauvages effectué par l’humain créent ces conditions favorables d’entrer en contact avec certains virus. Un autre facteur à considérer est que la destruction des milieux naturels va effectuer une grande pression sur les populations animales, alors que le stress est un facteur aggravant les risques de transmissions des infections.

Selon plusieurs auteurs, la première cause de plusieurs crises sanitaires, dont celle de la COVID-19, est la crise écologique (Kouaou, 2020). C’est pourquoi la conservation des milieux naturels est également une affaire de préservation de notre santé, d’où la grande importance des groupes écologistes!

Ambioterra continue de protéger l’eau et la faune aquatique en 2020!

Contrairement, à d’autres groupes écologistes régionaux et locaux de la Montérégie, Ambioterra a la chance d’avoir obtenu du financement par projet du Gouvernement du Canada et de la Fondation de la Faune du Québec.  Bien que la recherche de financement par projet soit à recommencer à chaque année pour Ambioterra et que rien n’est jamais assuré, nous avons réussi à obtenir une confirmation de financement pour une somme de 120 000$ afin de réaliser nos activités de protection de la biodiversité jusqu’au 31 mars 2021.  Pour 2020, les actions d’Ambioterra sont principalement axées sur la protection des espèces aquatiques en péril en Montérégie Ouest. Nous continuerons nos actions qui visent à réduire la dégradation et la perte d’habitats aquatiques, la détérioration de la qualité de l’eau et la propagation des espèces exotiques envahissantes.  L’équipe d’Ambioterra continuera donc à accompagner les propriétaires vers la protection des milieux naturels de leur terrain par la réalisation de diagnostics environnementaux, la production de nouveaux cahiers du propriétaire et la signature de nouvelles ententes de conservation.  Parmi ces propriétaires, Ambioterra accompagnera plusieurs agriculteurs volontaires pour la mise en œuvre de mesures agroenvironnementales, dont des travaux de restauration des bandes riveraines sur leurs propriétés.

Références :

Kouaou, A. Mars 2020. «La crise sanitaire est liée aux actions humaines, selon un écologiste». Radio-Canada. En ligne : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1689161/coronavirus-environnement-deforestation-animaux-biodiversite-braconage

Secrétariat du Conseil du trésor du Canada. 2020. «Budget de dépenses 2020-2021». Gouvernement du Québec. En ligne : https://www.canada.ca/fr/secretariat-conseil-tresor/services/depenses-prevues/plan-depenses-budget-principal/2020-21-budget-depenses.html

Secrétariat du Conseil du trésor du Québec. 2020. «Budget de dépenses 2020-2021». Gouvernement du Québec. En ligne : https://www.tresor.gouv.qc.ca/budget-de-depenses/budget-de-depenses-2020-2021/

Shields, A. Mars 2020. «La destruction de la nature, une source de pandémies». Le Devoir. En ligne : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/575925/la-destruction-de-la-nature-une-source-de-pandemies

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