DERNIÈRES NOUVELLES 8 MAI 2020

Distribution annuelle d’arbres : annulation en raison de la COVID-19

Au cours des dernières années, Ambioterra a intégré les activités du mois de l’arbre à son projet de corridors bleus et verts en distribuant gratuitement des arbres aux propriétaires de la région afin que ceux-ci participent au reboisement des berges, des boisés et des milieux humides. C’est avec regret que nous vous annonçons l’annulation de notre distribution annuelle d’arbres pour l’année 2020 en raison de la situation actuelle en lien avec la COVID-19. En effet, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a annulé la distribution d’arbres aux organismes cette année. Nous espérons que le MFFP continuera de distribuer des arbres aux organismes l’an prochain.

Malgré l’annulation de l’événement, nous vous encourageons à souligner le Mois de l’arbre et des forêts! Rendez-vous sur le site Internet du MFFP afin de consultez la section Web du Mois de l’arbre et des forêts en cliquant sur le lien suivant: mffp.gouv.qc.ca/forets/maf

Contribuez à nos actions de protection de la biodiversité, faites un don! Le financement de nos activités de protection de la biodiversité demande beaucoup d’efforts! Vous pouvez contribuer à notre mission de quatre façons : en devenant membre pour seulement 10$/an, en faisant un don en argent ou en biens et services et en devenant bénévole ou propriétaire volontaire dans l’un de nos projets. À noter que lorsque vous effectuez un don de plus de 10$, vous recevez un reçu vous permettant des déductions d’impôt. Le saviez-vous, tout don d’une entreprise privée est déductible d’impôt à 100%, parlez-en à votre employeur!
Pour connaître le coût réel de votre don après déductions au gouvernement provincial et fédéral, nous vous invitons à lire ce document.

CONTACTEZ-NOUS POUR PLUS DE DÉTAILS: 450.637.8585

Info-Ambioterra Avril 2020

En ce Jour de la terre et malgré cette période difficile, Ambioterra continue le combat pour protéger l’environnement, fondement essentiel à la santé humaine!

En ce jour de la Terre, Ambioterra en profite pour souligner l’importance du travail des groupes écologistes dans le monde pour protéger l’environnement et la santé humaine.  La protection de l’environnement n’est pas un luxe, c’est le pilier de tout système de santé publique puisque c’est la première ligne qui permet de prévenir bon nombre de maladies!  Pourtant tant le gouvernement du Canada que du Québec n’a attribué à leur ministère de l’environnement respectif qu’un maigre moins de 1% de leur budget annuel depuis les dix dernières années. 

Pourcentage du budget annuel des gouvernements attribué à leur ministère de l’environnement respectif


Sources : Secrétariat du Conseil du trésor du Québec ; Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada

Les premières connaissances que nous apprenons sur la biologie des êtres humains, c’est que pour survivre nous avons besoin d’eau, de nourriture et d’air.   En contaminant et en dégradant l’eau, le sol utilisé en agriculture et qui fournit nos aliments, l’air que nous respirons, nous augmentons donc sensiblement les risques à notre santé et les frais à notre système de santé publique. Il serait donc primordial d’intégrer la protection de l’environnement dans les orientations fondamentales de notre système de santé publique. 

Les groupes écologistes jouent un rôle social et sanitaire bien plus grand que la maigre reconnaissance que leur attribue l’État.  Il faut savoir qu’au Québec, contrairement au domaine de la santé, la majorité des groupes communautaires régionaux et locaux du domaine de l’environnement ne sont pas financés par l’État.  Ce sont souvent des bénévoles qui ont à cœur d’améliorer le bien-être de leur communauté et des autres espèces vivantes de notre belle planète, mais qui ne peuvent pas bénéficier des programmes de financement, car ils ne sont toujours pas reconnus par l’État.  La situation de pandémie actuelle est un bon exemple de l’impact à grande échelle que peuvent avoir les actions des groupes écologistes. Au cours des dernières semaines, plusieurs scientifiques ont expliqué les liens existants entre la destruction des milieux naturels, la commercialisation des espèces sauvages et la propagation de virus, tel que la COVID-19, à grande échelle (Shields, 2020).

Sans les perturbations humaines causées aux animaux sauvages et à leur environnement naturel (destruction d’habitats, manipulation, consommation), ces espèces ne rentreraient pas en contact avec l’être humain et les conditions favorables aux crises sanitaires comme celle que nous vivions présentement ne seraient pas créées. Plus précisément, les élevages intensifs et le trafic d’animaux sauvages effectué par l’humain créent ces conditions favorables d’entrer en contact avec certains virus. Un autre facteur à considérer est que la destruction des milieux naturels va effectuer une grande pression sur les populations animales, alors que le stress est un facteur aggravant les risques de transmissions des infections.

Selon plusieurs auteurs, la première cause de plusieurs crises sanitaires, dont celle de la COVID-19, est la crise écologique (Kouaou, 2020). C’est pourquoi la conservation des milieux naturels est également une affaire de préservation de notre santé, d’où la grande importance des groupes écologistes!

Ambioterra continue de protéger l’eau et la faune aquatique en 2020!

Contrairement, à d’autres groupes écologistes régionaux et locaux de la Montérégie, Ambioterra a la chance d’avoir obtenu du financement par projet du Gouvernement du Canada et de la Fondation de la Faune du Québec.  Bien que la recherche de financement par projet soit à recommencer à chaque année pour Ambioterra et que rien n’est jamais assuré, nous avons réussi à obtenir une confirmation de financement pour une somme de 120 000$ afin de réaliser nos activités de protection de la biodiversité jusqu’au 31 mars 2021.  Pour 2020, les actions d’Ambioterra sont principalement axées sur la protection des espèces aquatiques en péril en Montérégie Ouest. Nous continuerons nos actions qui visent à réduire la dégradation et la perte d’habitats aquatiques, la détérioration de la qualité de l’eau et la propagation des espèces exotiques envahissantes.  L’équipe d’Ambioterra continuera donc à accompagner les propriétaires vers la protection des milieux naturels de leur terrain par la réalisation de diagnostics environnementaux, la production de nouveaux cahiers du propriétaire et la signature de nouvelles ententes de conservation.  Parmi ces propriétaires, Ambioterra accompagnera plusieurs agriculteurs volontaires pour la mise en œuvre de mesures agroenvironnementales, dont des travaux de restauration des bandes riveraines sur leurs propriétés.

Références :

Kouaou, A. Mars 2020. «La crise sanitaire est liée aux actions humaines, selon un écologiste». Radio-Canada. En ligne : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1689161/coronavirus-environnement-deforestation-animaux-biodiversite-braconage

Secrétariat du Conseil du trésor du Canada. 2020. «Budget de dépenses 2020-2021». Gouvernement du Québec. En ligne : https://www.canada.ca/fr/secretariat-conseil-tresor/services/depenses-prevues/plan-depenses-budget-principal/2020-21-budget-depenses.html

Secrétariat du Conseil du trésor du Québec. 2020. «Budget de dépenses 2020-2021». Gouvernement du Québec. En ligne : https://www.tresor.gouv.qc.ca/budget-de-depenses/budget-de-depenses-2020-2021/

Shields, A. Mars 2020. «La destruction de la nature, une source de pandémies». Le Devoir. En ligne : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/575925/la-destruction-de-la-nature-une-source-de-pandemies

Les bons coups d’Ambioterra en 2019!

© Ambioterra; Tortue mouchetée
© Jeff Skrentny, iNaturalist; Chauve-souris argentée

Nous avions ajouté en 2018 un volet pour protéger la faune ailée (chauves-souris, oiseaux et monarque) chez les propriétaires que nous accompagnons pour la conservation volontaire. Ceci nous a permis de faire de formidables découvertes. En effet, nous avons découvert la deuxième plus importante maternité de chauves-souris en péril du genre Myotis, espèces désignées en voie de disparition par la Loi sur les espèces en péril du Gouvernement du Canada, au Québec chez un des propriétaires volontaires!  Cette maternité située à Godmanchester contenait environ 900 chauves-souris de différentes espèces. Nous avons également établi un solide partenariat avec la municipalité de Pointe-Fortune qui possède un parc linéaire abritant un milieu humide où nous avons découvert un grand nombre de chauves-souris, dont plusieurs espèces sont désignées en voie de disparition par le Gouvernement du Canada comme la  chauve-souris nordique. Lors de notre visite terrain chez un nouveau propriétaire, nous avons également découvert une tortue mouchetée, espèce désignée en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC et menacée par Loi sur les espèces en péril du Gouvernement du Canada. Cette observation a été confirmée par les spécialistes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Gouvernement du Québec et appuyée par deux autres observations de cette espèce chez notre propriétaire volontaire par l’équipe du MFFP. Cette découverte est d’autant plus formidable, qu’il n’y avait pas eu d’observation de cette espèce en Montérégie depuis 2011 et que cette observation est à plus de 75 km de celle que l’équipe d’Ambioterra a observée en 2019 !

De plus, deux de nos propriétaires ont déposé une demande pour créer une réserve naturelle au cours de 2019. Ces propriétaires sont localisés dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, plus précisément dans les cantons d’Elgin et de Franklin. Nous sommes donc en attente de la réponse du MELCC pour ces deux propriétaires. La Télévison communautaire du Sud-Ouest est également venue faire un reportage sur Ambioterra et le travail acharné effectué par l’équipe pour protéger et conserver la biodiversité en Montérégie Ouest. Ce reportage est disponible sur la chaine You Tube en suivant le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=5k2FXWrb9TU. Finalement, nous sommes très heureux de constater que nos activités de protection et de sensibilisation du patrimoine naturel suscitent un tel intérêt de la part de la population et des médias. L’équipe d’Ambioterra est très fière de ces réalisations pour l’année de 2019, et travaille déjà sur les prochaines réalisations de l’année 2020!

Une nouvelle menace pour nos plans d’eau : un crustacé envahissant

© Ontario Federation of Anglers and Hunters

Malgré sa très petite taille, une nouvelle espèce exotique envahissante pose une menace importante sur nos plans d’eau. De façon similaire à la moule zébrée, la puce d’eau en hameçon est une espèce aquatique envahissante provenant de l’Eurasie qui a le potentiel et la capacité de se propager très rapidement, et ainsi, de ravager les milieux aquatiques. En effet, la propagation de ce petit crustacé peut se faire par toutes activités comportant des embarcations nautiques, telles que le kayak ou la pêche. Sa présence détectée dans le bassin versant de la rivière Richelieu est donc très inquiétante, à la fois pour la santé des plans d’eau que pour le futur des activités récréatives. Elle n’a toutefois pas encore été retrouvée dans le bassin versant de la rivière Châteauguay.

La puce d’eau à hameçon a un potentiel de propagation très important, principalement en raison de son mode de reproduction asexuée, qui lui permet d’envahir très rapidement un plan d’eau. Une femelle aurait la capacité de peupler un lac entier! Ce qui facilite son transfert entre les cours d’eau est principalement sa queue dentée qui lui permet de s’accrocher aux équipements tels que les cordes ou les fils de pêches. Les œufs de la puce d’eau en hameçon sont également très résistants contre les méthodes traditionnelles de lutte contre les ravageurs aquatiques.

La présence de ce crustacé dans nos plans d’eau est inquiétante pour plusieurs raisons. Premièrement, la puce d’eau en hameçon consomme des zooplanctons, tout comme plusieurs autres poissons et invertébrés indigènes. Ainsi, elle fait compétition à des espèces comme l’achigan, le doré ou la perchaude, face aux ressources en nourriture. Les puces d’eau en hameçon causent aussi des inconvénients à la pêche, puisqu’elles forment des masses sur les fils et les filets de pêche.

Ce que vous pouvez faire pour limiter sa propagation

Il est très difficile, voire impossible, de contrôler la propagation de la puce d’eau en hameçon une fois qu’elle s’est retrouvée dans un plan d’eau. Il existe toutefois des mesures préventives afin de la limiter. Premièrement, apprendre à l’identifier! La puce d’eau en hameçon peut mesurer jusqu’à un centimètre et sa queue compose la grande majorité de son corps (environ 80%). Celle-ci forme un angle de 90 ° avec le reste de son corps. Elle n’a seulement qu’on œil, noir.

Puisqu’il n’est pas toujours évident d’identifier une telle espèce, d’autres mesures préventives sont également à mettre en place. L’inspection et le nettoyage des embarcations et des équipements après chaque utilisation est très importante pour limiter la propagation de la puce d’eau en hameçon, tout comme c’est le cas pour plusieurs autres espèces aquatiques envahissantes. Le séchage des embarcations et des équipements pendant une période d’au moins 5 jours est recommandé. Toutefois, il est à noter que les œufs de la puce d’eau en hameçon sont plus résistants à cette méthode et des précautions supplémentaires doivent être prises, telles que laver l’équipement à l’eau bouillante.

Apprenez à prévenir la propagation accidentelle des espèces aquatiques envahissantes en visitant le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Québec au : https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/especes/envahissantes/methodes-prevention/.

Pour de plus amples informations sur la puce d’eau en hameçon, vous pouvez également visiter cette page du MFFP : https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/especes/envahissantes/puce-eau-hamecon/.

Références :

Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes de l’Ontario de la FCPO/du MRNFO. 2012. Cladocère épineux et puce d’eau en hameçon. En ligne : http://www.invadingspecies.com/fr/cladocre-pineux-et-puce-deau-en-hameon/. Consulté le 27 février 2020.

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). s.d. Puce d’eau en hameçon (Cercopagis pengoi). En ligne : https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/especes/envahissantes/puce-eau-hamecon/. Consulté le 27 février 2020