Faune terrestre

Ambioterra a débuté en 2018 un projet afin de protéger et de rétablir l’habitat des espèces terrestres en situation précaire telle que les chauves-souris, les oiseaux champêtres et les pollinisateurs.

Étant insectivores, les chauves-souris consomment une grande quantité d’insectes. Une seule chauve-souris ingère près de 600 insectes par nuit. Consommant ainsi l’équivalent de son poids chaque nuit, les chauves-souris participent au contrôle biologique des populations d’insectes ravageurs des cultures et ainsi, diminuent l’usage des pesticides. Selon une étude américaine, la présence des chauves-souris en zone agricole représenterait une économie de plus de 3.7 milliards de dollars par année en ce qui concerne le contrôle des insectes nuisibles à l’agriculture. Cependant, en plus de la perte et de la dégradation des habitats, les chauves-souris du Québec font face à une nouvelle menace depuis 2010 : le syndrome du museau blanc, une infection causée par un champignon exotique. La petite chauve-souris brune qui était auparavant l’espèce la plus commune a subi une diminution de plus de 90% de sa population québécoise depuis l’apparition du champignon.

Depuis les dernières décennies, les populations de plusieurs oiseaux champêtres, souvent insectivores, subissent également un déclin important notamment en raison de l’intensification agricole et des changements des pratiques. Le déclin de ce groupe est le plus important observé dans tous les groupes aviaires confondus, et ce, dans le monde. Sur 28 espèces champêtres considérées comme prioritaires par le Regroupement Québec Oiseaux, près de la moitié possède un statut précaire. La modernisation et l’intensification de l’agriculture détruisent les sites favorables aux oiseaux champêtres. L’usage de pesticides n’est pas sans conséquence. Cela réduit la quantité de nourriture au moment où les oiseaux en ont le plus de besoins afin de mener à terme leur couvée.

Outre les chauves-souris et les oiseaux champêtres, les pollinisateurs sont, eux aussi, des alliés indispensables aux agriculteurs qui valent d’être mieux connus. La reproduction d’une grande majorité des plantes serait impossible en l’absence des pollinisateurs (abeilles, guêpes, bourdons, papillons, etc.). Au niveau agricole, près de 70% des plantes cultivées bénéficient de cette pollinisation. Au Québec, plus de 166 millions de dollars sont générés par la pollinisation des abeilles. Malheureusement, les populations de pollinisateurs subissent un déclin depuis les dernières années, tel est le cas pour le monarque, une espèce désignée en voie de disparition par le COSEPAC.

L’agriculture d’aujourd’hui a un impact sur la richesse de la biodiversité, car autant les chauves-souris, les oiseaux champêtres que les pollinisateurs sont portés à disparaitre des milieux agricoles. Cependant, ce sont trois groupes importants en milieu agricole et leur absence au sein de ces milieux ne sera pas sans conséquence sur la biodiversité, mais également la santé des terres agricoles et des cours d’eau. C’est pourquoi Ambioterra a élaboré des projets afin de protéger ces espèces en Montérégie Ouest.

Afin d’atteindre cet objectif, nous :

  1. Accompagnons gratuitement les propriétaires privés qui désirent s’impliquer directement pour protéger les habitats fauniques
  2. Effectuons de la recherche (inventaires fauniques et floristiques et caractérisations des milieux naturels)
  3. Faisons de l’éducation relative à l’environnement.

Ambioterra est à la recherche de propriétaires! Ainsi, les propriétaires intéressés à améliorer et à protéger les milieux naturels et la faune qui vit sur leur propriété sont invités à communiquer avec l’équipe d’Ambioterra. Les fonds que nous recueillerons pour offrir ce service gratuitement aux citoyens sont limités, alors premiers arrivés, premiers servis!  Pour en savoir davantage, contactez-nous!

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